
L’Argentine a annoncé, lundi 4 juin, qu’elle entamait des poursuites judiciaires contre cinq compagnies pétrolières opérant autour des Malouines, après avoir déclaré « clandestines » leurs activités. Ces îles sont contrôlées par le Royaume-Uni, mais Buenos Aires continue de les revendiquer
« La déclaration de clandestinité ouvre la voie au lancement immédiat de poursuites au civil et au pénal contre ces entreprises, y compris pour avoir commis des délits en violant la législation douanière et fiscale », a déclaré le ministère argentin des affaires étrangères. Les compagnies visées par ces poursuites sont : Desire Petroleum, Falkland Oil and Gas, Rockhopper Exploration, Borders and Southern Petroleum et Argos Resources.
Cinq résolutions signées par le secrétaire argentin à l’énergie, Daniel Cameron, ont été publiées lundi matin au Bulletin officiel. Ces dernières soulignent que ces entreprises « ne disposent d’aucune autorisation délivrée par les autorités compétentes du gouvernement argentin ». Leurs activités « s’avèrent illégitimes et clandestines car elles sont menées dans une zone sous souveraineté de la République argentine et hors de ce que stipulent ses lois et règlements spécifiques », avait indiqué un communiqué publié sur la page Internet de la présidence.
CAMPAGNE DE PROSPECTION PÉTROLIÈRE
L’Argentine avait annoncé le 15 mars qu’elle poursuivrait au civil et au pénal les compagnies pétrolières impliquées dans ces activités.
Rockhopper fait partie, avec Desire Petroleum et Falkland Oil and Gas, d’un trio de petites sociétés britanniques ayant entamé début 2010 une campagne de prospection pétrolière au large des Malouines.
Seule Rockhopper a fait état jusqu’à présent de résultats positifs.
Les Malouines, situées au large de la Patagonie argentine, sont sous contrôle du Royaume-Uni depuis que ce pays en a chassé les autorités argentines en 1833.
La guerre des îles Malouines (Falklands), qui a opposé l’Argentine et la Grande-Bretagne du 2 avril au 14 juin 1982, a fait 903 morts (648 Argentins et 255 Britanniques). Le trentième anniversaire de ce conflit a été marqué cette année par un regain de tension entre les deux pays, l’Argentine accusant notamment le Royaume-Uni de « militariser » la zone.
