Horacio Cartès a été largement élu à la tête du pays et ramène au pouvoir le parti Colorado, qui a dirigé le pays durant plus d’un demi-siècle, notamment durant la dictature d’Alfredo Stroessner.
Par AFP
Le gouvernement de Federico Franco, issu de la violation, en juin dernier de l’ordre constitutionnel au Paraguay, est en train d’appliquer une politique anti- populaire basée sur la remise des ressources naturelles à des transnationales étrangères.
Quelques jours après avoir usurpé le pouvoir au moyen d’un coup d’Etat parlementaire contre le président élu démocratiquement dans les urnes, Fernando Lugo, le cabinet de Franco a repris les conversations avec la transnationale canadienne Río Tinto Alcay, la plus importante entreprise canadienne de traitement d’aluminium, et la troisième à niveau mondial, présente dans 65 pays du monde et qui voudrait maintenant s’installer sur le territoire de cette nation sud-américaine.
M. Federico Franco, qui occupe la présidence du Paraguay depuis le « coup d’Etat parlementaire » du 22 juin 2012 (1), ne perd plus une occasion de montrer qu’il va régulièrement à la messe : très proche des milieux catholiques conservateurs, il souhaite sans doute plaire au Vatican qui, avec Taiwan, est l’un des rares Etats du monde à avoir reconnu son gouvernement de facto.
Mañana jueves 25 de octubre a las 20:45 se llevará a cabo una conferencia que lleva por título « Honduras y Paraguay : ¿una nueva oleada de golpes de estado en América Latina ?. El evento se llevará a cabo en la prestigiosa institución »La Maison de l’Amérique Latine" (La Casa de América Latina) ubicada en el céntrico barrio latino de París.
Le temps n’est plus aux bottes et aux dictatures militaires en Amérique latine mais les coups d’État se succèdent sous une nouvelle forme, plus « raffinée »... Dernier en date : le 22 juin 2012, un Coup d’État au Paraguay destitue Fernando Lugo de la présidence, élu trois ans auparavant pour un mandat qui devait s’achever en avril 2013. La victoire de Lugo venait consolider la vague de victoires de partis progressistes en Amérique latine. Elle écartait le Parti Colorado, au pouvoir depuis 61 ans - dont 35 ans de dictature d’Alfredo Stroessner - et était un symbole d’espoir pour les Paraguayen-ne-s. Ne disposant presque pas de parlementaires acquis à sa cause, Lugo est resté l’otage d’un Parlement et d’une Justice issus de l’ancien régime. Résultat quasiment inévitable de cette situation : Lugo n’a pas pu faire grand chose de ce qu’il avait promis. Dès lors, pourquoi ses opposants ont-ils voulu le renverser, à moins d’un an de l’élection présidentielle ? Qui les a soutenus ? Qui a gagné quelque chose avec ce coup de force ? Ricardo Canese, parlementaire au Mercosur pour le Mouvement populaire Tekojoja |1|, apporte des éléments de réponse.
Le Honduras en 2009, le Paraguay en 2012, que se cache-t-il derrière ces coups d’Etat ?
Sous couvert d’un soit disant retour à la démocratie, il est vite apparu que les causes réelles de ces renversements étaient plus proches des intérêts de l’oligarchie locale et des transnationales. Malgré les politiques répressives de ces gouvernements illégitimes, la résistance populaire, tant au Honduras qu’au Paraguay, a su s’organiser et perdurer. Cette conférence sera le moment de s’interroger sur les similitudes entre les situations de ces deux pays, de comprendre les « après coups d’Etat » avec l’organisation des mouvements populaires d’opposition à ces régimes, l’implantation de transnationales et donc les intérêts des puissances étrangères. Mais ce sera également un temps pour réfléchir ensemble aux moyens et aux devoirs de la solidarité internationale.
France Amérique Latine denuncia las violentas represiones y medidas arbitrarías que han pasado ayer en Honduras y Paraguay y reitera su apoyo a los movimientos campesinos en lucha en esos dos países donde los gobiernos elegidos y legítimos han sido derrocados por gobiernos que criminalizan las luchas sociales.
En Honduras, la violenta represión de la policía del régimen de Porfirio Lobo Sosa, ha dejado como saldo, 3 heridos hospitalizados y 27 detenidos, entre ellos 2 mujeres, el Presidente de la (...)