Lors de l’émission de France Inter « Là-bas si j’y suis » par Daniel Mermet, du 11 avril 2013, intitulée « Monsieur tout blanc (3) », la radio revient sur la controverse sur le silence du nouveau pape argentin François, et anciennement Cardinal de Buenos Aires, durant la dictature Argentine et son attitude envers des prêtres jugés trop à gauche et qui furent arrêtés et torturés.
Sophie Thonon, présidente déléguée de FAL intervient dans cette émission, à partir de la minute 49’45.
Le peuple argentin, s’est fondamentalement passionné pour deux grandes idéologies consécutives au cours de son histoire : l’anarchisme d’une part puis le péronisme.
L’anarchisme argentin, autant voire plus influent que ses frères méditerranéens (espagnols et italien), a joué un rôle primordial dans la formation et l’encadrement d’une classe ouvrière en pleine construction. Car, si l’Argentine est une terre d’immigration par excellence, elle va dès les années 1870, voir littéralement débarquer sur « ses » terres1 des millions de paysans italiens et espagnols dont les populations étaient alors travaillées par des courants autonomistes prônant l’indépendance des communes et leur libre gestion par leurs habitants2.
S’incarnant et s’organisant essentiellement dans le cadre d’une structure au carrefour du syndicalisme et de la politique (la Federación Obrera Regional Argentina ou FORA) la pensée, la praxis et la dialectique libertaire restent extrêmement vivaces et bénéficient d’une prégnance remarquable sur le pays jusqu’à la fin des années 1930. Pendant plusieurs décennies, le monde du travail argentin s’en nourrit donc.
Retrouvez la lettre de FAL Marseille du mois de mars 2013 !
Sommaire :
Venezuela : décès d’Hugo Chávez.
Un pape argentin contesté dans son pays.
Culture : le muralisme chilien.
Lecture : FAL Marseille vous recommande…
Culture : cinéma et musique d’Amérique Latine à Marseille
En vente FAL Mag n°111 dossier Venezuela et n°112/ hors série dossier Colombie.

Sergio Stocchero, journaliste argentin, vient témoigner de 10 années d’expérience de récupération d’un journal argentin par ses travailleurs !
Samedi 9 mars de 9h30 à 12h30
Bourse du Travail, Salle Louise Michel,
3 rue du Château d’eau, Paris
Ne pas auditer la dette est un choix lourd de conséquences dont nous faisons aujourd’hui les frais. Il faudrait réaliser ce travail - en commençant par annuler la dette qui implique un renoncement à notre souveraineté - et cesser de dépenser une part énorme de nos maigres ressources en procès aux États-Unis.

Équateur : CHEVRON-TEXACO doit payer le plus grand dédommagement de l’Histoire.
Lors d’un procès, inédit dans le monde entier, en janvier 2012, la justice Équatorienne a confirmé la condamnation émise un an plus tôt : l’industrie pétrolière Chevron-Texaco est coupable d’avoir déversé des millions de tonnes de produits toxiques pour la forêt amazonienne et doit payer une facture de 19 200 000 000 de dollars, chiffre le plus élevé dans l’histoire des indemnisations prescrites par la justice.

Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté mercredi 19 décembre dans les rues du centre-ville de Buenos Aires à l’appel de syndicats opposés à la présidente argentine Cristina Kirchner, notamment pour protester contre l’impôt sur le revenu qui, selon eux, frappe de plus en plus les salariés.
La mise en place de la loi sur l’audiovisuel votée en 2009 est parasitée par la lutte entre le pouvoir et Clarin, le principal groupe de médias du pays. Hier alliés et même complices, tous deux se comportent aujourd’hui comme des ennemis mortels. La loi antitrust, qui devait entrer en vigueur hier vendredi 7 décembre, a été suspendue par la justice à la dernière minute.
Un nouveau grand procès des crimes de la dictature s’ouvre ce mercredi à Buenos Aires. Celui des « vols de la mort », méthode particulièrement cruelle par laquelle les militaires ont fait disparaître des milliers d’opposants ou supposés tels dans les années soixante-dix.