Fondée en 2010 afin d’encourager et de se solidariser avec les mouvements d’enfants travailleurs, Little Hands ne légitime pas le travail des enfants mais plutôt le soutient lorsqu’il est digne, juste et contribue à la formation de l’enfant comme acteur de sa société. En s’associant à des enfants artisans dans l’exportation de leurs produits, elle contribue à l’effort économique d’enfants en situation de pauvreté tout en sensibilisant le grand public européen au fait que le travail infantile n’est pas systématiquement de l’exploitation.
Mises en contact grâce à Giangi Schibotto, théoricien et collaborateur de mouvements d’enfants travailleurs latino-américains, Melel Xojobal et Little Hands commencèrent, il y a quelques mois, à travailler en commun.
L’artisanat existe au Chiapas et nombreux sont les enfants à contribuer à sa fabrication. Tous les groupes d’enfants auprès desquels intervient Melel Xojobal ne pouvaient convenir au projet proposé, ils devaient fabriquer de l’artisanat et être conscients de l’investissement nécessaire à ce projet. Seuls les enfants et adolescents participant aux activités de l’espace dit « catedral » répondaient à ces critères.
Une étude réalisée par le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) et le Conseil national d’évaluation de la politique de développement social (Coneval), rendue publique il y a quelques jours, révèle que la pauvreté au Mexique affecte majoritairement les enfants et adolescents.
Ce projet de vidéo s’inscrivit dans un cycle sur le droit à la participation. Les décisions pour le tournage de la vidéo furent prises lors de concertations entre enfants et éducateurs. L’unique élément imposé fût le lieu de cheminement durant le tournage : la majorité des participants à nos sessions travaille dans l’espace extérieur du marché, mais les allées de ce dernier, très fréquentées et leur sol bien plus irrégulier, auraient rendu compliqué le tournage de la vidéo.
Des temps de concertations émergèrent également le matériel utilisé pour le tournage, fabriqué ou acheté. Acteurs de la vidéo, les enfants le furent également du projet.
Lundi 21 janvier 2013, le gouvernement du président Enrique Peña Nieto a donné le coup d’envoi à la « Croisade nationale contre la faim », un programme social qui a pour but d’apporter un soutien alimentaire aux secteurs les plus pauvres du pays en combinant les efforts de différents acteurs publics, d’entreprises privées , mais aussi d’ONG. Le programme doit permettre aux 7,4 millions de Mexicains qui vivent dans une extrême pauvreté souffrant de sévères carences alimentaires d’avoir accès à cette aide déployée en faveur de 400 municipalités. Cette initiative menée par le ministère du Développement (SEDESOL) n’est pas sans rappeler les programmes fédéraux développés sous les gouvernements précédents comme le programme social Oportunidades (lancé en 2002 et fondé sur le programme antérieur Progresa), le programme de soutien alimentaire, le programme pour les personnes âgées, ou encore le programme destiné aux mères de famille…
La partie de Melel Xojobal au sein de laquelle je travaille a beau s’appeler Infancia Trabajadora, elle n’œuvre pas auprès de tous les enfants travailleurs de la ville. Nombre d’entre eux sont en effet « invisibles », travaillant à l’intérieur des maisons, dans les arrière-boutiques, et difficilement abordables par le biais d’une action sociale.
Les deux textes suivant proposent tous les deux une exploration de la notion de communalité, le premier, en partant des débats qui ont eu lieu lors de Conférence des Nations unies sur le développement durable (Río+20), la deuxième, de manière plus analytique. Cet article a été publié par le Programme des Amériques le 24 juillet 2012. L’auteur, Santiago Navarro a fait des études d’économie à l’Université nationale autonome du Mexique (UNAM) et collabore actuellement à la radio de l’Université autonome Chapingo, dans l’État de Mexico.
Nous utilisons le terme « communalité » pour désigner le mode de vie communal caractéristique des peuples originaires. Nous faisons référence en particulier à l’idée développée dans l’Oaxaca durant les premières luttes ethnopolitiques lors de l’émergence du mouvement indien dans la région en 1980 [3]. Cette idée a été formulée par deux anthropologues natifs du Oaxaca, membres des peuples originaires zapotèque et ayuuk (ou mixe), et reprise par de nombreux universitaires et activistes [4]. Son postulat d’origine est que la vie collective est constituée de quatre aspects principaux : le pouvoir communal (l’assemblée générale de la communauté comme organe suprême et le système de charges et services obligatoires et gratuits) ; le travail communal (au service de la communauté, appelé tequio, et de la famille, baptisé guelaguetza, gueza ou gozona, c’est-à-dire « entraide ») ; le territoire communal (l’espace collectif et sacralisé où s’exerce le pouvoir) ; et le divertissement communal (les fêtes comme une célébration cyclique de la vie communale).
Seules quelques paroles (« Vous entendez ? C’est votre monde qui s’écroule... »), prononcées par le Sous-commandant insurgé Marcos, ont accompagné vendredi 21 décembre l’impressionnante manifestation silencieuse de dizaines de milliers de bases d’appui de l’EZLN, qui ont envahi pendant plusieurs heures le centre des principales villes indigènes du Chiapas.
La partie de Melel Xojobal au sein de laquelle je travaille a beau s’appeler Infancia Trabajadora, elle n’œuvre pas auprès de tous les enfants travailleurs de la ville. Nombre d’entre eux sont en effet « invisibles », travaillant à l’intérieur des maisons, dans les arrière-boutiques, et difficilement abordables par le biais d’une action sociale.
L’économie de San Cristóbal de Las Casas est principalement basée sur le tourisme. La ville participe au programme Pueblos Mágicos, parmi soixante-cinq autres municipalités mexicaines. Ces dernières ont, selon le Secrétariat du Tourisme mexicain, « une magie qui émane de chacune de [leurs] manifestations socioculturelles et qui signifie aujourd’hui une grande opportunité pour le tourisme » . Concrètement, l’Etat désire développer un tourisme lié aux cultures indigènes et aux richesses culturelles et historiques qu’elles ont contribué à préserver de manière a leur faire bénéficier des revenus engrangés.
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Un article de Maurice Lemoine dans le Monde diplomatique de février 2011.
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