
Près de trois ans après le séisme qui fit, le 12 janvier 2010, environ 220 000 victimes, on ne parle plus guère d’Haïti. Sauf, « comme d’habitude », au gré des nouvelles tempêtes et autres désastres qui ravagent l’île. Le dernier en date, l’ouragan « Sandy », a détruit, fin 2012, 70% des récoltes du pays et causé le déplacement de plus de 200 000 personnes, générant ainsi la crainte d’une nouvelle crise alimentaire.

Michel Forst.
RFI/Amélie Baron
Michel Forst, expert indépendant des Nations Unies pour les droits de l’homme, vient d’achever une nouvelle mission en Haïti et il est inquiet et déçu de la détérioration de la situation. Promesses et réformes sont au point mort. Entretien.
Du 11 au 14 novembre 2012 s’est tenu à Port-au-Prince le 8ème colloque international de la SEPLA |1|, organisé en partenariat avec la PAPDA |2|, l’AHE |3|, l’UEH |4| et la CLACSO |5|. Ce colloque a permis de renouveler les éléments de base permettant d’analyser la crise du système capitaliste et de mettre en perspective la crise de la société haïtienne et ses rapports avec le bloc des pays latino-américains.
Une fois de plus un ouragan a dévasté les Caraïbes, en particulier Cuba et Haïti. A Cuba, malgré une organisation bien rodée et l’évacuation rapide de 300 000 personnes des zones dangereuses, 11 morts sont à déplorer ; en outre des dégâts considérables ont été causés aux cultures et aux habitations dans une zone qui s’étend sur les provinces Centre-est et Est (de Villa Clara à Holguin et Santiago).
En Haïti,la tempête et les pluies torrentielles ont mis les rivières en crue et ont détruit champs et villages : nos amis haïtiens qui peinaient à se relever du séisme de 2010 et à maîtriser l’épidémie de choléra, se trouvent à nouveau dans de grandes difficultés : près de 40 morts, des milliers de maisons détruites, des cheptels bovins et porcins emportés, des plantations ravagées. Et que dire de la situation des gens vivant encore dans des tentes et abris de fortune !
Aidons ces populations dans le malheur et le besoin !
Le passage de Sandy en Haïti, dévastant 70% des récoltes dans le sud de l’île et provoquant la mort de 54 personnes a déclenché une grave crise alimentaire et sanitaire. Le gouvernement vient de demander une aide internationale d’urgence. Mais en Haïti la crise est pemanente....

France Amérique Latine s’associe au Collectif Haïti de France pour venir en aide aux victimes de la tempête Sandy en Haïti. Nous invitons nos adhérents et amis à soutenir cette campagne de solidarité en envoyant vos dons au Collectif Haïti de France.
APPEL URGENT
Les pluies torrentielles qui ont précédé et suivi en Haïti la tempête Sandy ont mis les rivières en furie et ont fait beaucoup de dégâts dans les champs et villages.
Nos partenaires et amis haïtiens qui peinaient à se relever du séisme de 2010, (...)
Une semaine après le passage de Sandy à proximité d’Haïti, le pays est en état d’urgence. Certaines villes, notamment dans la péninsule sud, sont toujours inaccessibles par la route, car des ponts ont été détruits par les inondations. Et suite à ces intempéries, les cas de choléra se multiplient, surtout dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince.
La contestation sociale se poursuit à Haïti. A Fort-Liberté dans le Nord-Est, un homme a été tué par balles, et quatre autres ont été blessés dans des affrontements avec la police, le 8 octobre. Les incidents ont éclaté lorsque la population locale a appris que le port qui devait être construit dans cette ville ne verrait finalement pas le jour. Des tensions qui s’ajoutent à d’autres manifestations quasiment quotidiennes contre la vie chère.

En Haïti, le Parlement et le pouvoir exécutif s’opposent fermement sur la question du Conseil électoral permanent (CEP). Ce dernier aura pour première urgence l’organisation des élections sénatoriales et municipales qui auraient dû avoir lieu il y a près d’un an. Le président Michel Martelly veut donc que l’institution commence à travailler dès à présent, et ce même si les députés et sénateurs n’ont pas encore nommé leurs représentants au CEP.